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Récit de voyage en islande en camping-car

Publié le 6 novembre 2025
Récit de voyage en islande en camping-car

Tu rêves de l’Islande. Tu imagines les aurores boréales dansant au-dessus d’un paysage volcanique, les cascades rugissantes et cette sensation de liberté totale. Et puis, l’idée arrive : le voyage en Islande en camping-car. C’est tentant, n’est-ce pas ? Mais juste après l’enthousiasme, le doute s’installe. Comment gérer le vent ? Est-ce que la location de camping-car est vraiment simple ? Où dort-on la nuit ? Si tu te poses toutes ces questions, respire profondément. Je suis là pour te guider à travers les étapes concrètes de cette aventure, en partageant ce qu’il faut vraiment savoir pour que ton périple sur l’île de glace et de feu se déroule sans stress.

Préparer son rêve : le camping-car en Islande

La première étape, et sans doute la plus intimidante, c’est le véhicule. Choisir le bon camping-car pour l’Islande conditionne une grande partie de ton expérience. Oublie les images des camping-cars américains géants ; ici, la taille compte, mais pas toujours comme tu l’imagines. Tu cherches un équilibre entre confort et maniabilité.

Choisir le bon gabarit

Récit de voyage en islande en camping-car

Si tu prévois de rester strictement sur la Route Circulaire (la fameuse Route 1), un camping-car de taille moyenne (van aménagé ou petit fourgon) suffit amplement. Ils sont plus faciles à manœuvrer sur les petites routes et, surtout, ils résistent mieux aux rafales de vent imprévisibles. Par contre, si ton cœur te pousse vers les Hautes Terres – les célèbres F-Roads –, tu as besoin d’un 4×4 aménagé. Les F-Roads sont des pistes uniquement ouvertes l’été, souvent caillouteuses et comportant des gués. Un véhicule standard n’a pas le droit de s’y aventurer, et franchement, il ne tiendrait pas le choc.

Quand tu reçois des devis de location, vérifie toujours l’assurance. C’est crucial en Islande. Les assurances de base couvrent souvent les dégâts classiques, mais tu dois absolument regarder ce qu’il en est pour les dommages causés par le vent (portes arrachées) ou par les cailloux projetés sur le pare-brise et la carrosserie. Le sable et le gravier sont les ennemis jurés de la peinture islandaise.

Équipement essentiel pour le camping-car

Même en été, les soirées peuvent être froides, surtout si tu es près de la côte. Ne fais pas l’impasse sur l’isolation et le chauffage. La plupart des véhicules de location récents possèdent un chauffage stationnaire (qui fonctionne au diesel même moteur éteint), mais assure-toi de savoir comment l’utiliser. C’est ton meilleur ami quand le vent se lève à 2h du matin.

Pense aussi à la cuisine. Un réchaud fiable est indispensable. Bien que tu puisses te ravitailler en ville, avoir la possibilité de préparer un repas chaud rapidement après une longue journée de randonnée apporte un confort psychologique immense. Voici quelques éléments pratiques à vérifier dans ton équipement :

Vivre au jour le jour : les règles du camping sauvage

C’est souvent là que le stress monte le plus haut : où vais-je passer la nuit ? Si tu as déjà fait un voyage en camping-car ailleurs, l’Islande te réserve une surprise. Le fameux camping sauvage, si courant ailleurs en Europe, est extrêmement réglementé ici. Pour faire simple : le camping sauvage est interdit dans la grande majorité du pays. Si tu cherches des alternatives pour explorer en toute liberté, découvre notre aventure en camping-car en Espagne.

Respecter la loi et la nature

Ce n’est pas une question d’administration tatillonne ; c’est une question de protection environnementale. Les sols islandais sont fragiles ; une simple roue qui sort du chemin peut laisser une trace visible pendant des décennies. De plus, les campings locaux sont une source de revenus essentielle pour les petites communautés. Si tu vois une zone balisée « Camping », c’est là que tu t’installes.

Comment trouver ces emplacements ? Il existe de nombreux campings municipaux, souvent très bien équipés (douches chaudes, électricité, cuisine commune). Ils sont généralement ouverts de début juin à fin août. Tu repères ces lieux grâce à des panneaux indiquant « tjaldstæði ». Utilise des applications spécialisées pour repérer les campings certifiés le long de ton itinéraire. Même si la tentation est là, ne t’arrête pas au bord d’une cascade magnifique pour y passer la nuit. Les amendes sont salées et le respect du pays commence par le respect de ses règles.

Les nuits en haute saison

En plein été, quand le soleil ne se couche pratiquement pas (le fameux soleil de minuit), tu n’as pas le stress de chercher un endroit avant la nuit noire. Cependant, cela signifie aussi que les campings sont bondés. Si tu arrives en fin d’après-midi, tu dois être prêt à devoir faire demi-tour et chercher une alternative plus loin. C’est une bonne raison de ne pas trop planifier tes journées de route. Garde toujours une marge de manœuvre.

Si tu dois absolument t’arrêter hors d’un camping officiel (ce qui est rare et doit être fait avec une extrême discrétion, toujours en dehors des zones protégées et loin des habitations), assure-toi de ne jamais rester plus d’une nuit. Utilise des aires de stationnement prévues pour les véhicules pendant la journée. Mais encore une fois, je te le dis avec bienveillance : privilégie les campings. Ils offrent des sanitaires propres, et souvent, des machines à laver, ce qui est vital pour un long voyage.

Le défi du vent et de la conduite islandaise

Tu as entendu parler du vent islandais. C’est réel. Ce n’est pas une simple brise ; ce sont des rafales qui peuvent faire claquer violemment les portes et même déstabiliser un véhicule de taille moyenne. C’est un point que beaucoup de voyageurs sous-estiment en préparant leur récit de voyage en Islande en camping-car.

Techniques pour gérer les bourrasques

La première chose à faire quand tu descends du véhicule, c’est de ne jamais ouvrir la porte côté conducteur ou passager brusquement. Attrape la poignée, ouvre-la doucement et tiens-la fermement. Si tu sens une résistance forte, attends une accalmie. Un coup de vent peut arracher ta portière et l’endommager gravement, ce qui entraînera des frais d’assurance importants.

Quand tu roules, surtout sur les ponts ou les plaines désertiques où le vent frappe de côté, tiens fermement le volant. Tes mains doivent être bien positionnées. Si tu conduis un véhicule haut, garde une vitesse modérée. Les limitations de vitesse sont là pour une bonne raison, et elles deviennent encore plus importantes quand la météo se dégrade.

Faire le plein et l’eau

L’accès aux stations-service est étonnamment simple sur la Route 1. Par contre, dès que tu t’en éloignes, les distances s’allongent rapidement. Intègre une règle simple dans ta routine : si tu vois une station-service et que ton réservoir est à moitié plein, fais le plein. Il vaut mieux attendre pour trouver un bon prix que de paniquer à l’approche d’une longue zone sans infrastructure.

Pour l’eau potable, l’Islande est un paradis. L’eau du robinet est excellente, souvent issue de sources glacées. Dans les campings, tu trouveras des robinets dédiés à l’eau potable. Attention : si tu remplis tes réservoirs directement au pied d’une cascade en pleine nature, demande confirmation locale. L’eau des rivières volcaniques peut être chargée en minéraux ou en sédiments, parfaite pour les yeux, mais pas toujours idéale pour les circuits internes de ton camping-car.

L’aspect budgétaire : ce que tu ne dois pas oublier

Voyager en Islande coûte cher, c’est un fait. Mais le camping-car permet de maîtriser une grande partie du budget en réduisant les coûts d’hébergement. Néanmoins, il y a des dépenses cachées ou sous-estimées.

Les campings ne sont pas gratuits. Attends-toi à payer entre 20 et 30 euros par nuit pour un emplacement pour deux personnes avec un véhicule, parfois plus si les douches chaudes sont incluses. C’est un coût à intégrer chaque jour. Si tu comptes partir en autonomie totale pour économiser, tu vas vite déchanter, car l’accès aux commodités est essentiel pour l’hygiène et le confort.

L’essence (ou le diesel) représente la deuxième plus grosse dépense. Les carburants sont chers, et parcourir la Route Circulaire fait facilement des milliers de kilomètres. Achète une carte de fidélité (souvent disponible dans les grandes chaînes de stations-service) si tu loues ton véhicule pour une longue durée. Cela peut te faire économiser quelques centimes par litre, ce qui devient significatif à la fin du voyage.

N’oublie pas les activités payantes. Les bains géothermiques (comme le célèbre Lagon Bleu, ou des alternatives moins connues mais tout aussi belles) coûtent cher. Si tu veux te baigner dans chaque piscine géothermale locale, le budget s’envole. Choisis judicieusement tes moments de détente et profite gratuitement de la nature brute.

Questions fréquemment posées

faut-il réserver le camping-car très tôt ?

Absolument oui, surtout si tu voyages entre juin et août. Les bons modèles de vans et les 4×4 partent très vite. Tu gagnes à réserver tes dates de location et ton vol au moins six mois à l’avance pour obtenir de meilleurs tarifs et avoir le choix du véhicule. Cela te permet de te concentrer sur l’itinéraire ensuite.

le camping-car est-il confortable pour dormir en hiver ?

Un voyage en camping-car pendant l’hiver islandais demande beaucoup plus de préparation et un véhicule adapté, généralement équipé d’un meilleur chauffage et d’une meilleure isolation que les vans standards d’été. Tu dois aussi être prêt à affronter des conditions routières très difficiles, incluant des fermetures temporaires de routes. Pour une première découverte, privilégie l’été ou la fin de l’été (septembre) si tu veux voir les aurores boréales sans affronter le pire du froid.

comment gérer les eaux usées du camping-car ?

Dans les campings officiels, tu trouveras des installations spécifiques pour vidanger les eaux grises (eau de vaisselle et de douche) et les eaux noires (toilettes). C’est une obligation stricte. Ne vide jamais ces eaux n’importe où en pleine nature ou dans un fossé, même si elles semblent inoffensives. Respecte les emplacements de vidange indiqués par un symbole spécifique au sein du camping.

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