Tu as ce rêve en tête, n’est-ce pas ? Celui de sillonner les routes sinueuses de Bali, le vent dans les cheveux, avec pour seule compagnie le bruit du moteur de ton scooter. C’est l’image parfaite de la liberté. Mais dès que l’idée concrète de ce voyage s’installe, les questions affluent : comment faire ? Est-ce vraiment si dangereux ? Quel scooter choisir ? Rassure-toi. Ce sentiment d’appréhension face à l’inconnu est normal. Je suis là pour te guider, pas à pas, afin que ton carnet de voyage Bali en scooter devienne une réalité bien préparée et surtout, merveilleuse.
La préparation essentielle avant de louer ton scooter
L’aventure commence bien avant de poser le pied sur l’île des Dieux. La préparation est la clé pour que ton exploration se déroule sans stress inutile. Penser à quelques points fondamentaux te fera gagner un temps précieux et beaucoup de tracas sur place.
Permis de conduire et assurance : les incontournables légaux

C’est souvent le premier point qui bloque. Beaucoup pensent qu’une simple licence internationale suffit. Techniquement, pour conduire un deux-roues motorisé en Indonésie, tu as besoin d’un permis moto spécifique, le permis A. En pratique, les contrôles sont sporadiques mais existent. Surtout, si tu as un accident, ton assurance voyage ne te couvrira pas si tu n’es pas en règle. Alors, que faire ?
- Le permis international : Il est obligatoire car il traduit ton permis national. Garde-le toujours avec toi.
- Le permis moto : Si tu as le permis A chez toi, emmène-le. Si tu n’as que le permis B (voiture), tu roules en dehors des règles. Prends ta décision en connaissance de cause, mais sache que les locaux te demanderont souvent de présenter les deux.
Concernant l’assurance, la plupart des locations n’incluent qu’une couverture responsabilité civile basique, si tant est. Ton assurance voyage personnelle ne couvrira pas les dégâts si tu n’as pas le permis adéquat. Vérifie bien les clauses spécifiques à la conduite de deux-roues motorisés à Bali.
Choisir le bon deux-roues pour ton itinéraire
Quand on parle de location scooter Bali, on pense souvent au petit modèle automatique, le fameux Vespa-like ou une petite automatique 125cc. C’est parfait pour les trajets courts dans les zones touristiques comme Seminyak ou Canggu. Mais si ton carnet de voyage Bali en scooter prévoit d’explorer Ubud ou le nord plus montagneux, il te faudra plus de puissance.
Voici une petite distinction pour t’aider à choisir :
- Scooter automatique (ex. : Honda Vario ou équivalent) : Idéal pour débuter, facile à manier dans le trafic dense. Il manque de couple en côte. Prix très abordables (quelques euros par jour).
- Moto manuelle (ex. : Honda CB150 ou similaire) : Plus stable, plus de puissance pour les montées et les longs trajets. Si tu es à l’aise avec les vitesses, c’est le choix le plus sûr pour les longues distances.
Quand tu prends ton scooter, fais toujours le tour avec le loueur. Prends des photos de tous les accrocs existants. Cela évite les litiges au moment de rendre la machine. C’est une étape simple mais cruciale pour ta tranquillité d’esprit.
Maîtriser les routes : naviguer dans le trafic balinais
C’est la partie qui te fait le plus douter, je le sais. Le trafic de Denpasar ou Kuta peut ressembler à un chaos organisé. Respire. Il y a une logique, même si elle semble absente au premier abord. Voyager en scooter à Bali, c’est accepter de s’adapter.
VIDEO: Carnet de voyages Bali (juillet aot 2016)
Apprendre le code de la route local (ou l’absence de code)
Oublie les marquages au sol stricts que tu connais. Ici, la règle de base, c’est l’anticipation et la communication non verbale. L’usage du klaxon n’est pas un signe d’agressivité, mais un avertissement amical pour dire : « Je suis là ! ».
Pour réussir tes premiers kilomètres, concentre-toi sur ces aspects :
- La position sur la voie : Reste sur la gauche. Les véhicules plus rapides te dépasseront par la droite, même si cela signifie te frôler. Garde une distance confortable avec les deux-roues qui t’entourent.
- Les intersections : Elles sont souvent gérées par le regard et des ralentissements progressifs. Ne t’arrête pas brusquement. Glisse-toi doucement dans le flux.
- Le respect des priorités : Il est souvent donné à celui qui s’engage avec assurance, plutôt qu’à celui qui attend sagement son tour. Cela demande de la pratique, commence doucement dans des rues secondaires. Pour un aperçu complet de la conduite et de l’expérience de voyage, consultez notre carnet de voyage à Bali.
Liens pour approfondir
Articles et ressources mis en avant sur Carnet de voyage à Bali en scooter : Aventure et découvertes pour vous faciliter la lecture.
L’application indispensable : Google Maps et ses limites
Tu vas utiliser ton téléphone pour naviguer, c’est certain. Ton meilleur ami sera Google Maps, mais il faut savoir l’écouter et savoir ne pas l’écouter.
L’application est excellente pour trouver ton chemin vers une cascade ou un temple. Cependant, elle ne prend pas toujours en compte l’état réel de la route ou si elle est actuellement inondée. Quand Google Maps te propose un raccourci par une petite piste que tu n’avais pas prévue dans ton carnet de voyage Bali en scooter, sois prudent. Parfois, ce raccourci est une descente boueuse réservée aux locaux équipés.
Conseil pratique : avant de t’engager sur une route peu connue, observe le trafic local. Si tu vois d’autres touristes avec des scooters de location paniqués, fais demi-tour.
Sécurité et équipements : voyager sereinement
La sécurité n’est pas une option, surtout quand tu explores les recoins plus isolés. Un petit accident peut vite transformer une belle journée en cauchemar administratif et physique.
Le casque : l’allié non négociable
Même pour 500 mètres, le casque est obligatoire. Ne fais pas comme ces voyageurs qui pensent que le risque n’existe pas juste à côté de leur hôtel. Le casque que l’on te propose avec la location est souvent le minimum légal. Si tu as ton propre casque homologué, apporte-le. Si ce n’est pas possible, demande un modèle qui couvre bien l’arrière de ta tête. La qualité du casque fait une énorme différence.
Météo et conditions : anticiper les changements
Bali a deux saisons : sèche et humide. Pendant la saison des pluies (généralement d’octobre à mars), les averses peuvent être torrentielles et très courtes. Quand il pleut fort, l’asphalte devient extrêmement glissant, surtout si tu roules sur des routes couvertes de poussière volcanique fine.
Que faire en cas de pluie ?
- Ralentis considérablement.
- Évite de freiner brusquement, utilise le frein moteur autant que possible.
- Si la pluie est trop intense, arrête-toi sous un abri (un Warung, un petit temple). Attendre quinze minutes suffit souvent à ce que l’averse passe.
Le carburant : un détail à ne pas oublier
L’essence se trouve partout, mais pas toujours dans des stations-service modernes. Tu verras de petits stands avec des bouteilles en verre remplies d’un liquide jaune ou vert. C’est de l’essence vendue au litre, souvent de qualité inférieure (mélangée à de l’eau ou à d’autres produits). Ces stations sont pratiques, mais si tu as un moteur neuf ou que tu parcours de longues distances, privilégie les stations-service officielles (Pertamina) lorsque tu en croises. Garde toujours un œil sur ta jauge, surtout si tu t’éloignes des axes principaux pour tes explorations hors des sentiers battus.
Au-delà des sentiers battus : tracer ta route
L’intérêt principal de louer un scooter, c’est l’accès à l’âme véritable de Bali, celle que les bus touristiques ne peuvent pas atteindre. Ce sont ces moments qui enrichiront ton carnet de voyage Bali en scooter.
Explorer les rizières : UBUD et au-delà
Tout le monde connaît Tegallalang, mais la magie opère vraiment lorsque tu t’aventures plus loin. Prends la route vers le nord d’Ubud. Les rizières de Jatiluwih, par exemple, sont plus vastes et beaucoup moins envahies. Ici, le rythme ralentit. Tu croiseras des agriculteurs en train de travailler, des enfants jouant au bord de la route. Ralentis, salue-les (un simple « selamat pagi » suffit) et profite du paysage.
Visiter les temples cachés
Les grands temples sont magnifiques, mais les petits temples de village sont le cœur spirituel de l’île. Ils sont souvent indiqués par de petites pancartes en balinais ou juste par un petit chemin de terre. Si tu dois marcher un peu après avoir garé ton scooter, fais-le. C’est là que tu comprends vraiment la culture locale, loin de l’agitation des sites majeurs.
N’aie pas peur de te perdre un peu. Se perdre fait partie du voyage. Souvent, le plus beau spot photo ou la meilleure gargote locale se trouve à la fin de la route que tu n’étais pas censé prendre.
Questions fréquemment posées
quel budget prévoir pour la location du scooter
Le prix varie énormément selon le modèle et la durée. Pour un scooter automatique de base, attends-toi à payer entre 4 et 7 euros par jour si tu loues pour une semaine ou plus. Les motos plus puissantes coûtent un peu plus cher, environ 8 à 12 euros. N’oublie pas d’inclure le coût de l’essence dans ton calcul journalier.
doit-on laisser un dépôt de garantie important
Oui, la plupart des loueurs demandent une caution, souvent en espèces, qui peut aller de 50 à 100 euros pour un scooter standard. Certains loueurs plus sérieux peuvent demander une photocopie de ton passeport en garantie. Assure-toi de bien noter le montant exact convenu et demande un reçu pour ton dépôt de garantie.
comment trouver un bon loueur de scooter
Évite les grandes agences de luxe à l’aéroport. Cherche plutôt des loueurs locaux dans les petites rues de ta ville d’hébergement. L’idéal est de demander conseil à ton hôtel ou à ton hôte Airbnb. Ils connaissent souvent des personnes fiables qui entretiennent bien leurs véhicules et sont honnêtes sur les tarifs.



