Tu as envie de te lancer dans l’aventure du carnet de voyage, mais dès que tu penses au moment de dessiner, une petite boule se forme dans ton ventre ? Tu regardes les artistes sur les réseaux, leurs œuvres magnifiques, et tu te dis : « Moi, je n’y arriverai jamais. » C’est une réaction tout à fait normale. Beaucoup de voyageurs rêvent de capturer leurs souvenirs avec des images, mais la peur de mal dessiner paralyse l’action. Heureusement, je suis là pour t’expliquer comment un carnet de voyage dessiné, même si tu débutes, peut devenir une expérience incroyablement riche et accessible. Oublie la pression de la perfection. On parle ici de « carnet de voyage dessain et tolra », deux mots qui sonnent un peu techniques, mais qui cachent en réalité une approche simple et centrée sur toi et ton voyage.
Décrypter le carnet de voyage dessain et tolra : ce que ça veut vraiment dire
Quand j’évoque le « carnet de voyage dessain et tolra », je ne parle pas d’une nouvelle technique hyper complexe réservée aux professionnels. En réalité, ces termes désignent une philosophie. Le mot « dessain » se réfère à l’acte de dessiner, mais dans un contexte de voyage, il englobe tout : griffonnage, croquis rapides, taches de couleur. Le côté « tolra », lui, rappelle l’idée de tolérance. Tolérance envers tes erreurs, envers le temps que tu prends, et envers le résultat final. C’est l’antithèse du dessin académique qui exige une ressemblance parfaite.
Ton carnet n’est pas un musée. C’est ton journal intime visuel. Si tu te reconnais dans l’une de ces situations, cet article est fait pour toi :
- Tu as acheté de beaux feutres, mais ils prennent la poussière dans ton sac.
- Tu te sens frustré car ton croquis de la montagne ressemble plus à un nuage.
- Tu as peur de gâcher la page et préfères laisser la feuille blanche.
- Tu passes plus de temps à regarder les autres dessiner qu’à profiter de la vue.
L’objectif principal, c’est de capturer l’ambiance, le feeling du moment. Si ton dessin évoque la chaleur d’un marché marocain, même si les perspectives sont tordues, tu as réussi. C’est ça, la liberté du carnet de voyage dessiné sans pression.
Premiers pas : vaincre la page blanche avec bienveillance
La plus grande difficulté commence souvent avant même de tracer la première ligne. Tu regardes cette feuille blanche immaculée, et elle te renvoie une pression immense. Comment aborder son premier carnet de voyage dessain sans s’épuiser ? La clé est de commencer petit et de changer ton rapport au matériel.
Choisir le bon matériel pour voyager léger

Tu n’as pas besoin d’une valise remplie de crayons de couleur. Pour un voyage, la simplicité est ta meilleure alliée. Un matériel léger t’encourage à l’utiliser souvent, même pour cinq minutes dans le bus.
- Le support : Privilégie un carnet de format A5 (ni trop grand, ni trop petit). Cherche un papier d’au moins 140 g/m² pour qu’il résiste à l’encre ou à l’aquarelle légère sans trop gondoler.
- Le trait de base : Un simple stylo à bille noir ou bleu foncé suffit. Il est discret et pardonne les traits hésitants. Si tu aimes encrer, un feutre fin (type Pigma Micron 02 ou 03) est idéal car il ne bave pas avec l’eau.
- La couleur (optionnel) : Si tu ajoutes de la couleur, pense aux crayons de couleur secs ou à une petite boîte d’aquarelle en pastilles. L’aquarelle sèche vite et apporte beaucoup de vie sans alourdir.
Laisse le reste à la maison. Moins tu as de choix, moins tu hésites. C’est une astuce simple pour favoriser la création spontanée dans ton carnet de voyage.
Démarrer sans se focaliser sur le sujet principal
Tu penses devoir dessiner la cathédrale ou le paysage époustouflant tout de suite ? Non. Pour t’habituer à dessiner en voyage, commence par des choses annexes. C’est une excellente pratique pour apprivoiser ton carnet de voyage dessiné.
- Dessine tes pieds : Oui, tes pieds dans tes chaussures de marche, posés sur le sol. C’est un sujet facile, tu le connais bien, et il n’y a pas de risque d’être jugé.
- Capture l’objet insolite : La forme étrange d’une étiquette de prix, le motif d’une nappe, une tasse de café à moitié vide. Ces petits détails sont souvent plus personnels que le monument célèbre.
- Fais des gribouillis de texte : Entoure des mots entendus ou des phrases que tu as aimées. Utilise des bulles, des flèches, des cadres. Le texte est aussi important que le dessin dans un carnet de voyage.
Ces exercices rapides te permettent de « dégraisser » la peur de l’échec. Tu t’entraînes à regarder et à reporter une information sur le papier sans te soucier du résultat final. C’est le cœur de l’approche « tolra ».
Techniques simples pour représenter le monde qui t’entoure
Tu arrives devant une scène magnifique. Le soleil tape, les gens bougent, et tu es submergé. Comment traduire cette complexité en quelques lignes ? Il faut simplifier, extraire l’essentiel. C’est là que quelques astuces de dessin structurel deviennent tes meilleures amies.
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La méthode des formes simples (l’ossature du dessin)
Tout ce que tu vois peut se décomposer en formes géométriques de base : des carrés, des cercles, des triangles. C’est la technique la plus efficace pour tes croquis de voyage.
Quand tu regardes un bâtiment, ne vois pas des fenêtres et des colonnes. Vois un grand rectangle. Les toits sont des triangles. Les arbres sont des formes de nuages irréguliers sur un tronc cylindrique. Entraîne-toi à « voir » ces formes d’abord, puis ajoute les détails.
Exemple concret : Tu dessines une église. Tu traces d’abord une grosse boîte pour la nef. Puis, tu ajoutes un triangle pour le toit principal. Après, tu peux ajouter les tours sous forme de cylindres ou de carrés allongés. Si tu t’arrêtes là, c’est déjà un dessin réussi car la structure est là.
Gérer la perspective sans stress
La perspective, c’est la façon de montrer que les choses s’éloignent. Cela semble intimidant, mais pour un carnet informel, tu n’as pas besoin d’utiliser des points de fuite précis.
Imagine une ligne d’horizon (où le ciel rencontre la terre ou les bâtiments). Tous les éléments qui sont en dessous de cette ligne sont vus par le dessous. Tous ceux qui sont au-dessus sont vus par le dessus. Si un objet est très loin, il est dessiné très petit. Si l’objet est proche, il est grand.
C’est suffisant pour donner de la profondeur à ton paysage urbain. Ne te préoccupe pas des lignes qui doivent toutes se rejoindre parfaitement. Si tu déformes légèrement la perspective, c’est la marque de ton œil et de ton souvenir personnel du lieu.
Intégrer l’humain et le mouvement
Les gens sont souvent la partie la plus difficile. Ils bougent, ils sont compliqués à dessiner, et tu as peur de les rater. La solution est de ne pas les dessiner comme des portraits.
Quand tu dessines une personne en mouvement, pense en termes de « silhouette » ou de « forme globale ». Trace la ligne générale du corps, puis ajoute des masses simples pour la tête et le torse. Un trait rapide pour indiquer une jambe qui marche suffit. Tu ne cherches pas à faire une photo, mais à noter : « Il y avait une dame avec un grand chapeau ici. »
Le secret pour réussir un carnet de voyage dessain, c’est d’accepter que le dessin soit une note rapide, un pense-bête visuel, et non une œuvre d’art destinée à être exposée.
Quand et comment colorer sans tout gâcher
La couleur peut transformer un croquis rapide en une page vibrante. Mais comment l’intégrer sans passer des heures à mélanger les pigments ? Là encore, la simplicité est ta meilleure amie.
L’approche par aplats de couleur
Ne cherche pas à faire des ombres complexes. Choisis deux ou trois couleurs dominantes pour la scène et applique-les en larges zones. C’est ce qu’on appelle des aplats. Si tu es sur une plage, utilise un bleu clair pour le ciel, un jaune doux pour le sable, et une teinte plus foncée pour l’ombre sous ton parasol.
Avec l’aquarelle ou les crayons, concentre-toi sur la sensation lumineuse. Le soleil est fort ? Utilise des couleurs vives et claires. Le temps est gris ? Des tons plus sourds conviennent. C’est une manière émotionnelle de colorer qui n’exige aucune technique avancée.
Utiliser la couleur pour mettre en valeur le texte
Ton carnet est un mélange de texte et d’images. Utilise la couleur pour lier les deux. Si tu as écrit une phrase sur la saveur acidulée d’un fruit, tu peux dessiner rapidement ce fruit et utiliser une touche de rouge vif juste pour lui. Le reste de la page peut rester en noir et blanc.
Cette approche évite de surcharger la page et attire l’œil sur ce qui est le plus important pour toi à ce moment précis. C’est une excellente application du principe « tolra » : ce qui compte, c’est ton ressenti, pas la technique de peinture.
Maintenir la régularité sans que ça devienne une corvée
Le voyage est épuisant. Tu ne peux pas te forcer à dessiner deux heures chaque soir. Si tu veux que ton carnet de voyage dessiné te suive partout, il faut intégrer le dessin dans ton rythme de pause, et non comme une tâche supplémentaire.
Les moments parfaits pour dessiner sans pression
Identifie les moments où tu es naturellement immobile ou en attente. Ce sont tes fenêtres de création.
- Pendant le repas : Au lieu de regarder ton téléphone, prends trois minutes pour dessiner ton assiette, le verre d’eau, ou la nappe devant toi. C’est très facile, car l’objet est stable.
- Dans les transports : Train, bus, ferry… Ce sont des moments forcés d’immobilité. Utilise les paysages qui défilent pour faire des études de lignes rapides (horizon, ligne de toit des maisons).
- La fin de journée : Avant de dormir, feuillette ton carnet et ajoute un petit détail manquant sur une page précédente. Un seul élément suffit.
Vise la fréquence, pas la durée. Cinq minutes de croquis heureux valent mieux qu’une heure de lutte contre un dessin parfait.
Questions fréquemment posées
comment dessiner vite sans avoir l’air amateur ?
Tu ne peux pas éviter d’avoir l’air « amateur », car c’est ce que tu es en train de devenir ! Un dessin amateur est sincère. Utilise des lignes rapides et n’essaie pas d’effacer tes erreurs. Ces traits hésitants montrent que tu as travaillé sur le sujet en direct. C’est le charme du carnet de voyage dessain authentique.
quelle est la différence entre gribouiller et dessiner ?
Gribouiller est souvent sans intention claire, une façon de laisser la main bouger. Dessiner, même de façon simple, implique d’observer et de reporter une forme spécifique que tu vois (une chaise, un panneau, un plat). L’un est une distraction, l’autre est une mémorisation active de ton environnement.
dois-je tout dessiner pendant mon voyage ?
Absolument pas. Si un jour tu préfères juste écrire, prendre des photos, ou simplement regarder sans rien faire, fais-le. Le carnet est un outil pour toi, pas une obligation. Si tu forces le dessin, tu associeras cette activité à de la frustration, ce qui va à l’encontre de la bienveillance que nous recherchons avec l’approche tolra. Pour t’aider à t’approprier cet outil, tu peux même envisager de créer toi-même ton carnet de voyage personnalisé.



