Tu tiens peut-être un carnet de voyage entre tes mains, ou peut-être es-tu sur le point de t’en offrir un. L’idée d’un carnet de voyage, c’est souvent excitant, mais cela peut aussi paralyser. Tu te demandes : comment commencer ? Que dois-je noter ? Vais-je gâcher cette belle page vierge avec mes maladresses ? Respira, je suis là pour te guider. L’univers des carnets de voyage, et en particulier les approches que tu peux trouver en t’inspirant des créateurs de contenu spécialisés dans ce domaine, comme ceux qui partagent leurs expériences sur les carnets de voyage Guylaine Kasza (même si tu ne suis pas exactement son style), est une invitation à la simplicité et à l’authenticité. Oublie la pression de devoir créer une œuvre d’art. Ton carnet est ton espace, rien de plus.
Cesser de craindre la page blanche : le premier pas
La plus grande barrière, c’est souvent la peur de mal faire. Tu vois peut-être sur les réseaux sociaux des dessins parfaits, des peintures à l’aquarelle époustouflantes. C’est inspirant, oui, mais ce n’est pas ton point de départ. Ton carnet de voyage n’a pas besoin d’être une galerie d’art. Il doit être une trace fidèle de ce que tu as vécu. D’ailleurs, ce carnet peut servir de base pour la rédaction de ton prochain récit de voyage. Si tu cherches des idées pour démarrer tes carnets de voyage inspirés sans te sentir submergé, voici quelques pistes pour débloquer ta créativité.
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Ton carnet, ton témoin personnel

Pense à ton carnet comme un journal intime qui aurait le droit d’être un peu décoré. Son but premier est de capturer l’instant. Si tu es en voyage, ou même en train d’explorer ta propre ville, les détails sensoriels sont tes meilleurs amis. Qu’as-tu senti ? Quel goût avait ce café ? Quelle odeur flottait dans l’air de ce marché ? Ces sensations sont uniques et faciles à noter, même sans savoir dessiner.
Beaucoup de gens qui découvrent les techniques des carnets de voyage se concentrent trop sur le visuel. Mais le texte est tout aussi puissant. Parfois, une seule phrase bien placée suffit à te rappeler toute une journée.
Que mettre dans ton carnet de voyage ? Les bases
Il existe une multitude de choses à consigner. Ne te sens pas obligé de tout faire. Choisis ce qui résonne avec toi. Je te propose ici une structure simple pour t’aider à organiser tes premières pages, une approche que tu peux adapter, qu’importe la destination.
1. Les informations pratiques et logistiques
Ceci est essentiel pour se souvenir des détails qui t’échappent vite. Ce sont les ancres de ton voyage.
- L’itinéraire rapide : où es-tu allé ce jour-là ? (Exemple : Musée X, puis déjeuner au petit restaurant bleu.)
- Les coordonnées utiles : l’adresse bizarre de l’hôtel, le numéro de téléphone d’un guide.
- Les dépenses marquantes : pas besoin de tout noter, mais cette œuvre d’art coûteuse ou ce repas incroyable méritent une ligne.
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2. Les moments sensoriels et les émotions
C’est le cœur de ton carnet de voyage authentique. C’est ce qui rendra ta lecture future vivante.
- La météo : un petit soleil dessiné, ou juste la mention « pluie battante ».
- Les sons : le bruit des cloches, le silence de la montagne.
- Les rencontres : décris brièvement la personne intéressante que tu as croisée. Qu’est-ce qui t’a marqué dans sa façon de parler ?
Ressources informatives
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3. Les éléments visuels simples (sans pression de dessin)
Si tu as envie de dessiner, fais-le simplement. Mais si l’aquarelle ou le croquis te stressent, utilise des supports différents pour enrichir tes pages de carnet de voyage.
- Les tickets et brochures : Colle ton ticket de métro, ton reçu de musée. C’est une ancre visuelle immédiate.
- Les textures : Colle un petit morceau de papier journal local, une feuille séchée.
- Les gribouillis et formes : Tu n’es pas obligé de dessiner un monument. Essaie de capturer la forme d’une ombre, ou le motif d’une porte. C’est ce que j’appelle « dessiner par intention », et non par compétence.
Comment intégrer des éléments de carnets de voyage comme ceux de Guylaine Kasza sans copier ?
En explorant les styles populaires, tu remarqueras que certains créateurs utilisent beaucoup de « collage » et de superposition d’éléments. L’idée maîtresse derrière ces réalisations de carnets de voyage est de créer de la profondeur et du rythme sur la page. Tu n’as pas besoin de leur talent, mais tu peux adopter leur méthode de composition.
La règle des trois couches
Pour éviter que ta page ne soit plate (juste du texte ou juste une photo), essaie de toujours superposer au moins trois types d’éléments. C’est une technique simple de composition.
- La base (fond) : Une couleur de fond légère (un wash d’aquarelle très diluée ou juste une feuille de papier de couleur).
- L’ancre (milieu) : Ton écriture principale ou la photo que tu as prise.
- Le détail (premier plan) : Un petit élément collé (un timbre, un tampon, une petite étiquette manuscrite).
Cette méthode t’aide à structurer la page. Même un simple ticket de bus collé sur une page avec deux lignes de texte peut paraître intentionnel et bien pensé grâce à cette structure.
Utiliser la typographie pour rythmer
Tu n’es pas obligé d’utiliser dix polices différentes. Choisis deux ou trois styles d’écriture maximum, et joue sur leur taille et leur graisse.
- Pour les titres ou les mots importants : Écris en majuscules, ou utilise un stylo de couleur plus foncée.
- Pour le corps du texte : Utilise une écriture simple et lisible.
- Pour les citations ou les pensées courtes : Mets-les en italique ou encadre-les avec une petite ligne.
C’est une manière de guider l’œil du lecteur (toi, dans six mois) vers ce qui compte vraiment dans ta journée.
Vaincre le syndrome de la page « précieuse »
Souvent, on garde les premières pages vierges parce qu’on les juge trop « précieuses ». On se dit : « Je garde cette page pour un événement vraiment spécial. » Mais quel événement est plus spécial que le voyage que tu es en train de faire ? Le syndrome de la page précieuse fait que ton carnet reste vide.
Lâche prise sur la perfection de tes fournitures
Tu n’as pas besoin d’avoir le dernier stylo encre de Chine ou le papier le plus cher. Si tu utilises un carnet lambda trouvé en grande surface, tant mieux ! Cela enlève de la pression. Un papier un peu fin qui gondole légèrement sous l’effet de l’eau est une trace de l’action, pas un défaut.
Quand tu travailles sur tes carnets de voyage artisanaux (même si le tien est acheté en magasin), souviens-toi que chaque marque, chaque goutte d’encre accidentelle, raconte une histoire de ce moment-là. Si tu fais une tâche, ne la masque pas ; encercle-la, écris à côté : « Oups, café renversé le 14 juillet à Rome. » C’est ça, la vie du carnet.
Pratiquer l’esquisse rapide (le « sketching » pour les nuls)
Si tu veux inclure un dessin mais que tu te sens bloqué, adopte la méthode du « trois formes ». Chaque objet peut être décomposé en formes géométriques de base : cercle, carré, triangle.
- Regarde la tasse de café devant toi. C’est un cylindre (deux cercles reliés par des lignes).
- Regarde la montagne. C’est une succession de triangles.
- Regarde la chaise. C’est un assemblage de rectangles.
Dessine juste ces formes de base. Tu obtiens un croquis simple et honnête. C’est souvent suffisant pour un carnet de voyage facile à remplir. Les artistes expérimentés font ça tout le temps : ils construisent leurs dessins complexes à partir de ces bases rapides.
Gérer ton temps pour documenter le voyage
Tu es en vacances pour profiter, pas pour passer des heures à coller. La clé pour que tes carnets de voyage Guylaine Kasza-like ne restent pas un projet inachevé est d’intégrer la documentation dans tes moments de repos naturels.
Le rituel de fin de journée
Réserve 15 à 20 minutes, pas plus, chaque soir avant de dormir. C’est le moment idéal. Ton cerveau est calme, tu as le recul sur la journée, et tu n’as pas encore commencé à penser à la journée du lendemain.
Pendant ces 15 minutes, fais un maximum de trois choses :
- Coller un ou deux éléments (ticket, feuille).
- Écrire les trois faits marquants de la journée.
- Ajouter une petite note de couleur ou un gribouillis rapide.
C’est court, mais incroyablement efficace. Ça empêche l’accumulation de « travail » pour plus tard, ce qui finit souvent par ne jamais être fait.
Questions fréquemment posées
comment choisir le bon format de carnet
Le meilleur format est celui que tu emportes toujours avec toi. Si tu voyages léger, un format A6 (petit format de poche) est idéal. Si tu as un sac plus grand et que tu aimes dessiner en détail, un A5 est un bon compromis entre maniabilité et espace. Privilégie un papier épais (au moins 160g/m²) si tu utilises de l’aquarelle ou du feutre.
est-ce obligatoire d’utiliser de l’aquarelle
Absolument pas. L’aquarelle est populaire dans les carnets de voyage créatifs, mais elle demande du temps de séchage. Si tu veux juste documenter rapidement, concentre-toi sur des stylos fineliner de différentes couleurs, des crayons de couleur et des collages. Tes outils doivent te servir, et non t’enfermer.
que faire si je commence un carnet pour un voyage et que je m’arrête en cours de route
C’est très courant ! Ne jette surtout pas ce carnet. Il devient simplement un carnet de voyage « incomplet ». Tu peux commencer un nouveau carnet pour le prochain voyage, ou décider plus tard de combler les pages manquantes avec des notes rétrospectives ou des cartes. Le carnet est un objet souple ; il ne dicte pas de règles rigides sur la temporalité de son remplissage.



